Paddington au Pérou (2024)

Synopsis: Alors que Paddington rend visite à sa tante Lucy bien-aimée, qui réside désormais à la Maison des ours retraités au Pérou, la famille Brown et notre ours préféré plongent dans un voyage inattendu et plein de mystères, à travers la forêt amazonienne et jusqu'aux sommets des montagnes du Machu Picchu.

 

Paddington au Pérou

Réalisé par Dougal Wilson

Avec Ben Whishaw, Hugh Bonneville, Emily Mortimer
Pays:  Royaume-Uni,   France,   États-Unis,   Japon
Genres : Familial, Comédie, Aventure
Durée : 1 h 46 min
Année de production : 2024
5/10

Paddington au Pérou marque un tournant dans la saga, un peu plus modéré et moins fun que ses prédécesseurs. Le premier aspect qui saute aux yeux, c’est le changement de ton : moins de folie et de scènes délirantes. Cela s’explique en partie par le fait que l’histoire se déroule en extérieur, au Pérou, loin de l’environnement domestique qui servait de terrain de jeu pour les péripéties de l’ours. Les catastrophes causées par Paddington, bien qu’elles restent amusantes, ne suscitent pas le même impact ou la même dynamique que celles qui se produisaient dans l’intimité de la maison des Brown. Là où les premiers films jouaient sur l’opposition entre l’innocence de Paddington et les tracas quotidiens des humains, l’aventure péruvienne semble plus souple et moins sérieuse.

Dougal Wilson, qui succède à Paul King à la réalisation, semble avoir privilégié une dimension plus aventureuse, ce qui délaisse quelque peu l’humour et la chaleur qui faisaient la richesse des films précédents. Le film semble ainsi vouloir impressionner visuellement, mais au détriment de l’âme qui avait fait le succès des opus précédents. Un autre élément qui marque un contraste, c’est l’évolution de l’intrigue. La quête des origines de l’ours, bien que noble, fait pâle figure face aux enjeux légers et divertissants des premiers films.

Concernant le méchant de ce volet, Antonio Banderas, dans le rôle du villain, n’arrive pas vraiment à tenir la dragée haute à Hugh Grant, dont l’interprétation débridée dans Paddington 2 faisait mouche. Ici, Banderas semble un peu en retrait, son personnage manquant de mordant et de subtilité se faisant doubler la vedette par une bonne soeur. Son absence de complexité se fait sentir dans un film où l’on aurait aimé plus de nuances. Enfin, la famille Brown, pilier de la saga, est malheureusement reléguée au second plan. Leur dynamique, chaleureuse et bienveillante, était un des points forts des premiers films, mais ici, on les voit moins impliqués, ce qui nuit au charme familial qui faisait l’âme des précédents volets.

Paddington au Pérou n’est pas un mauvais film, loin de là. Mais il n’arrive pas à capter la magie des films précédents. Plus tourné vers l’aventure et la quête personnelle de Paddington, il perd de son esprit joyeux et de son côté décalé, au profit d’une narration plus sérieuse, qui, si elle plaît aux amateurs de récits d’aventure, laisse sur sa faim ceux qui attendaient une continuation fidèle à l’esprit des deux premiers films.

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